Le groupe « Nouvel Élan » réagit à l’évolution de la démographie

Article Paru dans le Ouest France le 10/01/2019

Le groupe « Nouvel Élan » réagit à l’évolution de la démographie

Le groupe Nouvel Élan s’étonne de voir M. Mounier changer de cap, en ce début d’année. Il annonce (voir Ouest-France du 2 janvier 2020) que “ 9 000 habitants serait un chiffre raisonnable ” pour 2030, alors que, dans le plan local d’urbanisme (PLU), la municipalité se fixe un objectif de 10 000 habitants en 2035. Ce nouveau chiffre est-il une nouvelle orientation ou une posture électorale ?

Les chiffres officialisés par l’Insee en janvier 2020 sont ceux de janvier 2017. Ils ne reflètent donc pas l’évolution de la population ces trois dernières années. Nous nous appuyons donc sur les chiffres donnés par la mairie dans le débat d’orientations budgétaires 2019. Ce débat fait état de 7 815 habitants en 2014, et 8 303 en 2018, soit 122 habitants de plus par an en moyenne. À ce rythme, les Renanais seront donc 9 767 habitants en 2030, et non 9 000 comme l’annonce M. Mounier. Donc, plus de 10 000 habitants en 2035, comme le prévoit le PLU.

Au Nouvel Élan, nous pensons qu’il est nécessaire de modérer l’urbanisation pour préserver notre cadre de vie et les terres agricoles. Il faut également repenser la manière d’habiter la ville, afin de permettre à tous les aînés d’accéder au bien-vieillir, chez soi. Nous constatons que les actions du PLU concernant la création de logement locatif public adapté aux aînés, ou d’un accueil de jour, n’ont jamais été mises à l’ordre du jour des conseils municipaux. Dernièrement, la municipalité a vendu une propriété au 20, rue du Général-de-Gaulle, pour 130 000 €. Elle n’a pas saisi cette opportunité pour créer quelques logements locatifs publics pour les seniors. Nous le regrettons.

Étant donné que la population augmente régulièrement, il nous semble urgent de mener une analyse des besoins sociaux, qui est légalement obligatoire. Elle serait plus objective qu’un constat personnel sur le niveau d’équipement. Elle permettrait de mener une politique en adéquation avec les besoins actuels et d’anticiper ceux à venir ; des besoins se font déjà sentir en ce qui concerne les structures à destination des aînés, des jeunes et des enfants. En mars 2019, la municipalité annonçait “entendre poursuivre sa politique d’investissement” et continuer à  augmenter le niveau d’équipement. Pour y parvenir, elle poursuivait sa baisse du budget du social (au centre communal d’action sociale) : -17 % au cours du mandat, et du personnel, -14 %. Que signifie donc ce changement brutal de janvier 2020 ?